Assemblage vue à quelques pas

Chaque assemblage est conçu pour présenter « au niveau des yeux » d’un spectateur le foyer du couple de photographies.
Le spectateur a les pieds posés « sur le sol », devant l’assemblage.
L’assemblage, comme l’homme, a une relation au sol.
En prenant en compte la taille du personnage, il acquiert une dimension anthropomorphique.

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Aspect
anthropomorphique
des assemblages

Que vit-il ? Le Plessis discerna comme une espèce de tête d’homme, ou de masque, qui se détachait du mur. Il faut dire que notre Robinson était myope et qu’il avait laissé ses lunettes en bas, dans la cuisine. C'est-à-dire en dessous de la pièce où il se tenait maintenant.

Une sorte de stèle lui apparaissait, un peu comme une figurine en carton dans une vitrine de pharmacien. Mais ce n’est pas le moment de cracher sur la communication.

Oui, une sorte de stèle funéraire, suspendue le long du mur d’en face.

Un terme, dont la base, le socle, la sellette, eût été remplacé par du vent, de l’air. Le  vide ! Une horloge comtoise battant en l’air, comme un insecte épinglé à la paroi. « Ô Temps, suspend ton vol ! »

Telle fut sa première impression, funéraire. La mémoire, de quelqu’un, que l’on honorerait, par ce dispositif, cette mise en scène, cette pompe.

Il distinguait une inscription sur le devant de ce terme. Mais myope, à cinq pas, ne restait qu’un gris-gris.

L’affaire tenait aussi de l’appareil à ensorceler. De la mécanique compliquée des chamanes lapons. Et dangereuse. Il pensa soudain qu’il avait laissé les arêtes du thon devant la porte…

 

(Texte extrait du chapitre 22 du Catalogue du Sol double : Vue de l’atelier de C.L.C. / Á la sortie du téléphérique. Aiguille du Midi. (En me remémorant : « SOUS L’AIGLE DOUBLE »)