Télescopage (Fantôme pour deux) est un recueil écrit par Bernard Louis Lallement entre le 15 décembre 2011 et le 18 mars 2014.

Il constitue un volume de 479.888 caractères (espaces compris), soit 417 pages A 4.

 

Où trouver ce recueil ?

Télescopage (Fantôme pour deux) est pour l'instant inédit.

Un certain nombre de textes extraits de ce recueil entrent dans la composition de Paris au ciel et au bord de la mer.

 

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PRÉSENTATION

Ce texte de présentation, écrit par Michel Soubiran, correspond à une disposition antérieure, qui combinait le texte du recueil Télescopage (Fantôme pour deux) avec celui du recueil En repoussant le point final.)

 

Télescopage ou la Passion selon Bernard-Louis Lallement.

Télescopage, c’est un journal intime, une prière,  une épopée poétique. Ou, si l’on préfère : le journal d’un fou, un tableau retrouvé de Jérôme Bosch, un rouleau d’Haïku calligraphiés, le testament aphoristique d’un poète assassiné.

L’ouvrage est fulgurant, violent, vibrant.  Et  d’une  virtuosité  somnambulique.

« Télescopage » est un « recueil » dans tous les sens du terme. Un homme tente de rassembler, de « recueillir », les éclats épars encore coupants d’une histoire d’amour et de mort. Il se recueille pour ne pas céder à la tentation. Et choisit dans le corpus de l’œuvre complète les « morceaux » les plus pertinents, les plus brûlants, pour sanctifier ce qui le hante.

Comme les assemblages du Sol-double, Télescopage monte en miroir les fragments d’un « roman » et les extraits d’un journal intime.

Le roman s’intitule « En repoussant le point final ». C’est un roman de guerre qui raconte la résistance héroïque de la poésie contre les voies prosaïques du silence : le commerce, le divertissement, la mort.

Le journal est celui que BLL a rédigé, nuit après nuit, insomnie sur insomnie, entre le 15 décembre 2011 et le 18 mars 2014.

Dans cet univers sous haute tension, les miroirs déchirent, les sols craquelés expulsent des cristaux de romans noirs,  des perles d’histoire d’amour, des granits de prières pathétiques. Et l’écriture résiste. Elle résiste au-delà de ce que l’ennemi peut concevoir. Elle trouve des étais dans la mystique chrétienne et la philosophie stoïcienne. C’est, disons,  sa voie romaine.

Mais c’est moins, à mon sens, de ses lumières que de ses ombres que l’écriture se soutient. (En fait, c’est l’envers des choses qui passionne BLL.) :

Le journal intime de BLL, en effet,  a été « squatté »par une femme. On pourrait sans doute mettre bien des prénoms sur cette ombre : Thérèse, Jeanne, Suzanne, Aédé, Mélété, Mnémé, Ariane … Une sainte, une mère, une muse, une amante ?

Ou bien sans la nommer, y reconnaître, ombre d’ombres, la chaîne de salut que toutes ces figures féminines forment dans le labyrinthe à l’approche du Minotaure ?

(Michel Soubiran. 27 juin 2015.)

 

EXTRAIT DU RECUEIL TÉLESCOPAGE (FANTÔME POUR DEUX)

Nuit du 29 au 30

Je le dis tout de suite. Je me suis immiscée dans son Journal. Pas de cachoteries.

(Journal 29/30 décembre 2011)

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Vendredi 30 décembre.

Je ne souhaite pas inviter la nuit dans cette maison. J’ai bien assez de ma propre nuit, pour l’illuminer !

[…]

(Journal 30 décembre 2011)

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31 déc.

Depuis le temps qu’il voulait me faire entrer dans ses rets, il a réussi. Me voilà captive. Il faudrait que j’ôte tes mains de ces épines. C’est cela ?

(Journal 31 décembre 2011)

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Nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012.

Comme si la nuit répondait au jour, maintenant. Je te parle. Qu’importe mon nom. J’espère en ta présence. Tu sais, ou tu ne sais pas.

(Journal 31 décembre 2011/1er janvier 2012)

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