Paris au ciel et au bord de la mer est un recueil écrit par Bernard Louis Lallement en 2015/2016.

Où trouver ce recueil ?

Paris au ciel et au bord de la mer est publié par les éditions Hypallage (sous forme numérique)

hypallage.fr/accueil_hypallage.html

Genre : récit (journal)

ISBN : 978-2-37107-149-0 (pdf)

978-2-37107-150-6 (epub)

978-2-37107-151-3 (mobi)

Date d’édition : 14/10/2016 (pdf)

67 450 mots (soit 350 pages papier)

Prix : 8,97 €.

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DE 6 EXTRAITS DU TEXTE

DE CE RECUEIL :

 

 

PRÉSENTATION

 

Ce n’est pas « Dieppe », ce n’est pas « le Plateau ». C’est comme un vague désir de Dieppe, depuis le Plateau. Remémoré.

(Journal 29 novembre 2015)

 

Au fil de ces pages, un parcours labyrinthique, hypothétique, se dessine entre deux points dans l'espace, "fugaces comme la corolle d'un feu d'artifice". Entre les deux, je t'être. Tout cela, bâti sur une analogie entre un plateau en surplomb sur Paris et les falaises du pays de Caux. D'où le titre du recueil, "Paris au ciel et au bord de la mer", qui était le nom du "Chef-d'œuvre d'optique obtenu par des effets de glace", disposé au sommet de la tour Biret, vers 1896. Sur le Plateau de Châtillon. Le rêve de mer des Parisiens était si fort que Dieppe fut reliée à Paris par le chemin de fer avant Lyon !

Nous avons cherché des mots, pour désigner les éléments de la fortification maritime. Les estacades sont aphones, mais elles grouillaient de crabes rouges "extrêmement agressifs" à leurs pieds, à marée basse, alors que le sol gluant sentait des odeurs dont les qualificatifs font référence à une mémoire oubliée. Nous nous sommes souvenu du champ de pierres, avec ses vasques et sa robinetterie obscène des silex.

Il est question de mort, il est question de nuit. Il est question d'un long parcours entre le passé et le présent, entre le "réel" et la réalité subjective d'un rêve portant comme étiquette: "L'IMAGINAIRE DU PLATEAU DE CHÂTILLON".

 

(Bernard Louis Lallement. 7 juin 2016)

 

EXTRAIT DU TEXTE

 

Mais que creuse cette nuit ! Elle est unique ! Jamais, loin du regard, je ne pourrai entrevoir un tel contre-écartèlement. Tu te crispes de tout ton corps et la France se ramasse comme un sac en papier. Le passé et le présent s’embrassent. Les souvenirs et l’appréhension de l’avenir proche. La laitière et la vase. Le putréfié et l’éclatant.

« Vous faites erreur, mon cher. La nuit ne peut rien. Les personnes qui travaillent sur l’aire d’autoroute, percée d’une porte dans la forêt non plus. Jeune homme, je vais vous dire… Depuis que vous avez acquis cet étau, de la marque « Plateau de Châtillon », vous cherchez à moucharder dans l’entre-Dieppe ! On vous voit, tout mielleux, attaché à plaire, lors des réunions du « Club d’Arques et des Quatre Bassins ». Mais vous ne trompez personne. Même si vous leur adressez, comme promis, la liste des numéros de La Vie du Rail, dans lesquels il est question, directement ou indirectement, de Dieppe et de son port, de sa gare maritime, des fleurons de la flotte S.N.C.F., du lancement du Villandry et du Valencay (sans oublier le château), vous ne retrouverez pas votre jeunesse. Vos protubérances sont rouillées. Seul le temps nocturne vous illusionne encore. Et vous le savez. Le temps de la nuit, votre temps, votre marge. Votre domaine, votre royaume, votre conquête (honorable, celle-là), votre base de lancement pour l’espace intérieur, celui qui ne trompe pas.

Peut-on l’écrire ? Vraiment ? »

 

(30 octobre 2015)

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Le Lisieux, la plus récente unité de la flotte S.N.C.F.

 

« Tu réalises, la nuit. »

 

(Journal 31 octobre 2015)

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