Quelque part est un recueil écrit par Bernard Louis Lallement en 2016.

Il constitue un volume de 47.162 caractères (espaces compris), soit 34 pages A 4.

 

« J'ai lu Quelque part, je veux vous dire sans retard mon admiration, c'est singulier et magnifique... » (Jean-Baptiste Para, rédacteur en chef de la revue Europe.)

« Je termine ton "Quelque part" ; sans doute un conte philosophique et un début de questionnement sur ton parti-pris spatialisant. Mais la montée en puissance poétique (il y a des choses époustouflantes) du texte éclaire moins qu'elle ne fascine. […]. » (Michel Soubiran.)

 

Où trouver ce recueil ?

Quelque part est pour l'instant inédit.

 

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PRESENTATION

 

Quelque part, c’est un poème crié au bout de la jetée.

Quelque part, se situe entre une ville portuaire et un plateau émergeant au-dessus des nuages, coupé du monde. Le réel y est perçu comme à travers un verre dépoli à gros éclats. Toutefois, on peut y déceler des allusions à l'actualité (la destruction de Nimroud), à l'état de la planète (la disparition de certaines espèces) ou à la grande loterie de la circulation routière.

Quelque part est un lieu d'interrogation sur le temps, la destinée et la mémoire.

La dimension fantastique n'en est pas absente.

Quelque part est une berge incertaine, à l'orée d'un monde d'appelants, qui frisent à la surface du réel. Le passé n'y est plus nommé, il exsude au fil d'histoires écrites à la limite de rupture du langage.

Le drame passionnel de deux femmes qui portent presque le même prénom y est développé en plusieurs tableaux.

Quelque part est peut-être un conte philosophique.

 

(Bernard Louis Lallement. 5 décembre 2016)

 

EXTRAIT DU TEXTE

 

Non. Quelque part n'existe pas. Soyons honnête. C'est de Nulle part qu'il s'agit. Si je compare avec une page de Tacite,  je m'en rends bien compte. Les Gardiens du réel ont raison. Dans ma poussière, je mouise, misérable acrobate. Et vos fragments du passé ne font que me nuire. Le supplice de la roue sur un plateau de tourne-disque.

Sans ce flux interne, intervertébral - ils appelaient ça "la moelle" (Ah, les ponctions lombaires !) - sans ce dirigeable-nautilus (Capitaine Nemo, Capitaine Renard, même combat !), la terre, le ciel, en mon sein réunis, dites ! Dites que je ne suis pas ! Pas de verbe, pas d'existence ! Je ne me crois pas Morane. "Plafond de verre" et gaz-choucroute. Du Lombric (De lombricus rerum), De ses apports journaliers, de ses rejets, par le Docteur Jocrisse Duréel, éditions Félix Alcan, 1912.

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Il faut s'ennuyer derrière les fenêtres pour trouver sa vraie nature.

 

(9 novembre 2016.)